Design Week Lagos : ce que nous avons retenu
Quatre jours, deux cents exposants, et une conviction : le design africain a fini de demander la permission.

Le chiffre qui frappe : 62 % des exposants avaient moins de trente-cinq ans. La relève n'arrive pas, elle est déjà là.
Trois tendances nettes
Le retour du tissage structurel. Plus seulement décoratif : des cloisons, des garde-corps, des faux-plafonds tissés. La technique sort du textile pour entrer dans le bâti.
Le mobilier modulaire. Les jeunes studios dessinent pour des appartements de 40 m², pas pour des villas. C'est nouveau, et c'est sain.
La traçabilité comme argument. Plusieurs marques affichent désormais l'origine exacte de chaque matière première, à la manière du secteur alimentaire.
Ce qui manque encore
La distribution. Un studio de Kano qui produit des pièces remarquables n'a toujours aucun moyen simple de les vendre à Abidjan. Le design africain n'a pas un problème de création ; il a un problème de logistique.
Nous y retournons l'an prochain, cette fois comme exposants.



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